Un mois avant le rendez-vous biennal du salon de l'emballage, le bois créait l'évènement en proposant un colloque sur un thème d'actualité.
C'est l'amphithéâtre de la Fédération Nationale du Bâtiment qui accueillait pour l'occasion la grande famille de l'emballage bois.
Fruit de la collaboration des différentes organisations professionnelles : SYPAL, SEILA, SIEL et SYNAREP, ce colloque était coordonné par le CTBA.
Les Ministères chargés de l'Agriculture, de l'Ecologie et de l'Industrie avaient accordé leur patronage, montrant leur intérêt pour un secteur voué à revenir en force sur le devant de la scène, grâce au regain d'intérêt suscité par les matériaux durables et la préservation de l'environnement.
Entrant dans le vif du sujet dès son allocution de bienvenue, Monsieur GH FLORENTIN, représentant le directeur du CTBA rappelait la place des industries de l'emballage au sein de la filière bois d'une part et dans l'industrie de l'emballage tous matériaux confondus d'autre part.
Les présentations s'enchaînaient ensuite, conformément au programme. Nous retiendrons, parmi les interventions quelques points d'orgue.
Comment ne pas citer l'intervention sur le thème de la réglementation phytosanitaire, menée à quatre mains par Madame BOUHOT-DELDUC, en charge de la protection des végétaux au Ministère de l'Agriculture (SDQPV) et M. Patrice CHANRION, du CTBA. Ce sujet qui était dans l'ombre il y a encore quatre ans est aujourd'hui sous les feux de la rampe et le monde des exportateurs est suspendu aux informations qui, en permanence nous viennent de tous les continents, relayées par les services ministériels.
C'est grâce aux informations de la SDQPV, notamment que le SYPAL peut confirmer et relayer vers ses adhérents les précieux renseignements qui complètent nos données recueillies par nos correspondants étrangers.
Mais si l'on demandait aux participants quelle est l'intervention qui les a le plus marqués, la palme reviendrait sans conteste à la brillante prestation de Monsieur Claude ROY.
Ancien directeur de l'ADEME, Claude ROY connaît son sujet sur le bout des ongles. Le chef d'orchestre de l'opération "plan d'urgence pour la forêt" qui avait permis de relever la tête après les tempêtes de décembre 1999, est un passionné ... et cela se voit.
Actuellement chargé d'une mission interministérielle, ce grand pédagogue, chantre inépuisable de l'environnement et de la sauvegarde de la planète sait trouver les mots justes lorsqu'il explique pourquoi la protection de notre terre et la diminution de l'effet de serre passe par l'utilisation du bois, piège à carbonne.
La démonstration est si limpide qu'on se prend à rêver : peut-être un jour les "écologistes de café du commerce" irresponsables et incompétent sauront-ils écouter ce discours de bon sens et appuyé par des arguments scientifiques irréfutés et irréfutables.
Mais plutôt que de se plaindre sur l'absence d'écoute des pouvoirs publics et sur la pugnacité des promoteurs de matériaux issus des énergies fossiles, le secteur des emballages bois doit, faute d'aide extérieure commencer par faire entendre sa voix ... sur ses sites internet comme celui du SYPAL par exemple ...
Avant cette intervention de fin de colloque qui élevait au niveau planétaire, la journée avait vu se succéder des orateurs experts dans leur domaine respectif qui avaient, par leurs présentations, placé les éléments du débat.
C'était Monsieur Xavier BRIAULT, qui présentait les nouveaux défis à relever et les tendances du marché de l'emballage bois, puis Madame Soizic MACABA qui poursuivait avec la protection des personnes et des marchandises.
La traçabilité des emballages nous était ensuite exposée par Monsieur Didier PISCHEDA du CTBA.
Peu avant la pause du déjeuner, la verve de Jean-Emmanuel PIETTRE était mise au service d'une description du secteur de l'emballage bois.
Le déjeuner gastronomique et sympathique, dans le cadre des salons VIP de la fédération du bâtiment, était l'occasion de prolonger les interventions du matin par des discussions animées, prouvant tout l'intérêt qu'avaient suscité les orateurs.
De retour dans l'amphithéâtre, Monsieur Thomas VIOTTI avait la tâche délicate d'entamer l'après-midi, traditionnellement propice à l'assoupissement digestif tant redouté des conférenciers. Seul remède à la situation : un sujet intéressant servi par un présentateur de qualité. Pari tenu pour T. VIOTTI qui a présenté le management environnemental des emballages.
C'était ensuite au tour de Monsieur Frédéric CABRIERES de nous parler de son activité : le reconditionnement de palettes en vue de leur réutilisation après réparation éventuelle.
Réparateur de palettes, membre du syndicat des réparateurs SYNAREP, associé au SYPAL dans la recherche d'une reconnaissance d'un secteur d'activité peu connu, Frédéric CABRIERES est engagé dans les démarches qualité telle que l'ISO 14001. Il fait partie des 150 réparateurs français membres de l'association QUALIPAL, branche française de la "European Pallet Association". Il possède l'agrément EPAL.
Sa description sans concession levait pour beaucoup de participants le voile sur un secteur trop méconnu
La table ronde qui devait clore cette journée riche d'enseignements était animée par Monsieur Tiziano POLITO, le journaliste bien connu des lecteurs d' "Emballages Magazine".
Les thèmes abordés reprenaient en les approfondissant les exposés de la journée
Au chapitre Ecoconception, Monsieur Damien QUIDET de la société ITECH présentait la dernière version du logiciel "Pallet Express". Cet outil de conception est l'un des deux logiciels de ce type et le seul européen. Son utilisation permet aux acheteurs de palettes d'optimiser leurs coûts en étudiant la palette répondant exactement à leur besoin particulier, ce qui permet d'éviter de consommer inutilement de la matière. Reconnu par les experts (il possède le label CTBA), c'est une aide appréciable dans le domaine de la sécurité du travail.
Messieurs BERGERET, MAQUET, MONCEL et ROY répondaient tour à tour aux questions de l'animateur. Les envolées lyriques de Claude ROY, déjà mentionnées suscitaient de nombreuses réactions positives.
A la proposition de Claude ROY de créer une "fondation bois", Didier MONCEL répondait en affirmant que le bois a besoin d'un personnage équivalent aux Monsieur Mer qu'était le commandant COUSTEAU ou Monsieur volcans qu'était Haroun TAZIEFF, références incontestées et écoutées dans leur domaine. Et Didier MONCEL de lancer avec une pointe de malice en se tournant vers Claude ROY "n'aurions-nous pas trouvé notre Monsieur Bois ? "
Le mot de la fin était laissé à Monsieur Jacques ANDRIEU, adjoint à la Sous-Directrice de la Forêt et du Bois du Ministère de l'Agriculture. Nous retiendrons de sa conclusion les conseils suivants "... l'emballage bois possède des contraintes spécifiques et des atouts bien réels ... Il faut diriger son action dans deux axes : d'une part la technique et le professionnalisme, d'autre part la communication ".